Hé oui ça c'était une bonne petite crise existentielle

[00:15:00] Zkalpalito : Les surréalistes se sont demandés si le suicide est une solution, et, comme toute question vraiment intéressante, la décision n'est jamais vraiment tranchée...

[00:15:30] Zkalpalito : L'autodétermination des utilitaristes implique de pouvoir choisir sa mort.

[00:18:19] Zkalpalito : Je voudrais mourir de faim, de soif; c'est-à-dire du manque de bouteille d'eau en plastique, du manque de supermarché où la bouffe est étalée... de manière obscène. Mourir de non-civilisation, mourir seul, par terre; seul mais en paix, seul mais apaisé; totalement apaisé, jusqu'à la mort.

[00:19:42] Zkalpalito : Je crois que je vais finalement opter pour un vagabondage nihiliste touristique, si seulement j'en ai la force; j'aimerais bien l'avoir, mais je suis jeune et pourtant déjà si fatigué.

[00:20:29] Zkalpalito : Es ese mundo... que me duele...

[00:20:49] Zkalpalito : Emporte nos fenêtres.

[00:20:59] Zkalpalito : Car il n'y a pas d'autre exil.

[00:22:04] Zkalpalito : Ils ne sauront pas renaître, nos rêves n'ont plus d'être, de forme, de couleur, de mouvement, d'avenir.

[00:23:15] Zkalpalito : Lloraré hasta que tu me mates

[00:24:16] Zkalpalito : Je pleurerai jusqu'à ce que tu me tues; jusqu'à ce que tu me pousses hors du monde et plus exactement, que tu assassines mon moi social.

[00:25:49] Zkalpalito : Emporte nos avenues, emporte nos fenêtres.

[00:26:16] Zkalpalito : Nos âmes usées n'ont pas d'autre exil, nos rêves sont morts.

[00:28:42] Zkalpalito : J'ai longtemps attendu, espéré être libre, espéré pouvoir fuir sans jamais être rattrapé par quiconque; mais c'est moi-même qui me rattrape, mon passé; personne ne peut guérir, j'y avais cru, quelle grande erreur fut mienne...

[00:30:54] Zkalpalito : Ironiquement je vais user une dernière fois de la rationalité, tout sera méthodiquement fait pour que je puisse définitivement m'éclipser. Je ne laisserai aucune trace. Personne ne pourra me retrouver.

# Posté le lundi 18 janvier 2010 19:50

Apprenez votre leçon les enfants : il n'y a pas de droit chemin, tracez votre propre vie, soyez poète de votre existence

1)

Te quiero mucho mi amor
Pero no puedo seguir viendome cada día en ese mundo feo

L'ataraxie, il paraît que c'est au coin de la rue, moi je vois plutôt ça en haut de la plus haute des montagnes, quand les mots crèvent, que le dioxygène me manque

2)

Je n'ai pas les réponses que j'espérais, j'ai l'impression d'être retombé dans une incompréhension qui pousse vers la solitude - tant pis, je puis bien partir en solitaire, ce sera alors en pouce que je bougerai...
Marginalité au devant, au revoir la névrose bétonnée, sac à dos et plus jamais je ne pourrai me retourner.
Je ne sais où aller, je ne puis que suivre le vent de la liberté.
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# Posté le lundi 18 janvier 2010 19:46

Le rêve des scientistes expérimentaux

Pourquoi est-il d'usage de restreindre l'usage de drogues

Alors que l'Homme et son cerveau ne sont qu'illusions biochimiques

Ai-je en cette claire nuit de Printemps pensé puis songé que la Lune

Il fut un temps où les éléphants ne demeuraient

A ma vue d'inertes carcasses

Ai-je cru même s'il ne se put t'y voici cela fut

Ils furent engloutis par la cocasse

Ai-je vu perçu que l'éclat jaillissait alors d'un néant de velours

Dont la charnelle douceur n'eusse d'égale que les pourtours

Des mielleuses et délicieuses mélodies de cet introuvable troubadour du rêve.


Hé oui t'es content toi le prof minable avec ton ta suffisance ? Tu me fais péter un plomb si ça t'fais plaisir !! !! !! ARg!!
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# Posté le lundi 18 janvier 2010 19:37

Pluie acide

Pluie acide toi qui embrasses le macadam

Sur le goudron tu tombes

Te voici dans la fusionnelle chaleur du béton

Pluie acide nous voici sous les Cieux

J'aimerais cette nuit que tu épouses mes yeux

Pluie acide fais pétiller le cristallin

D'une double ouverture

Esprit imbibé de culture

Lâché en pleine nature ne puis-je ici croire

Mes yeux tel un brisable miroir

Je ne veux plus voir, friable

Pluie acide je te laisse progressivement

Surtout ne t'arrêtes pas dans ton élan

Pluie acide, ronge le nerf optique

Surtout n'arrêtes pas, mélancolique

La corrosion de mes illusions.


Pascal Jeunehomme, Zkalpalito
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# Posté le lundi 18 janvier 2010 19:35

Vieux con de 19 ans je suis

Mon anarchisme est une vieille mélancolie fatiguée d'elle-même. Je suis fatigué des luttes de la vie, je suis peut-être en crise existentielle ou je ne sais quoi, mais non, d'habitude je suis pire, là je suis posé, tranquille, lucide; et je me rends compte que je ne crois plus en rien, que je suis jeune et pourtant, la seule chose que je désire, c'est prendre ma retraite de ce monde, me retirer en nature, méditer, capter la force du Soleil, être en osmose avec le vent, contempler l'Être, me mêler aux éléments naturels, n'avoir aucun désir, aucune appréhension, pouvoir me reposer, sans nulle pression, pas d'examen, pas de boulot, pas de documents à envoyer avant telle date, rien à payer, pas de carte bleue, pas de téléphone portable, pas de contrôle d'identité, rien à affronter, pas de famille qui souffre, pas de menaces d'expulsion, pas de compte en banque, rien que la forêt et les vents, la plage, l'Océan; pas de troubles psychologiques ou physiques, pas de soucis, rien, ataraxie totale, apaisement, retraite, repos, contemplation
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# Posté le lundi 18 janvier 2010 19:04

Jean Malaurie

Jean Malaurie
Né en 1922 à Mayence, Jean Malaurie, vrai résistant, véritable philosophe, professeur d'ethnologie, anthropologue, géographe, grand ami de Claude Lévi-Strauss, le regretté génie qui avait confié, quelques temps avant sa mort, en parlant de la civilisation occidentale : "Ce n'est pas le monde que j'aime".
Outre le fait d'avoir créé la collection Terre humaine chez Plon qui publia entre autres le fameux ouvrage Tristes tropiques de Lévi-Strauss, Jean Malaurie a été étudiant en Philosophie sous l'Occupation nazie en France. Face à la complaisance, voire la collaboration de certains de ses professeurs et surtout de son administration, Jean Malaurie a quitté la Sorbonne et est devenu réfractaire et résistant. Un bel exemple de courage et de désobéissance qui ne peut qu'inspirer la jeune génération d'aujourd'hui à privilégier sa conscience propre aux agitations médiatiques et l'apathie des intellectuels face à la situation actuelle - qui est inacceptable et dont se gardent bien de critiquer sérieusement les philosophes actuels...
Jean Malaurie est un homme du Grand Nord, il est passionné par les Inuits, leur sagesse, leur culture. Qui se préoccupe des Inuits aujourd'hui ? Qui en a quelque chose à faire des peuples du monde ? Jean Malaurie a cette audace, ce talent même d'aller là où les chemins universitaires ne mènent pas. Sortir du formatage scolaire - qui est aussi présent à l'Université - et voir le monde, voir plus loin que le dogme de l'individu, voir qu'il y a aussi des peuples qui vivent différemment; cela paraît impensable - à moins que ce ne soit pour faire une émission de télévision qui consiste à faire de l'audimat en insistant sur les différences et sur l'étrangeté des autres peuples au lieu de montrer la richesse universelle de l'humanité qui s'exprime justement par la diversité de ses cultures.
Jean Malaurie défend le peuple Inuit et s'active réellement pour la Terre, cette planète qui reçoit la vie de l'astre solaire et qui n'est pas qu'une boule mécanique. Oui, contrairement à des intellectuels bien installés dans une érudition inféconde, Jean Malaurie agit.
Même si j'ai beaucoup instrumentalisé Jean Malaurie pour dire ce que je pense - parce que, il faut l'admettre, j'ai quelque difficulté à garder mon calme alors que la rage monte en moi - ce n'en dévalue pour autant l'auteur. Au contraire, si j'ai choisi son nom pour exprimer ma révolte et que je ne crois qu'en une révolte dont l'essence est la réappropriation de l'intelligence, alors c'est qu'il en est digne.
Pour conclure ce pâle article de blog qui n'a aucune réelle structure définie et qui fut écrit sur un coup de tête, je puis me permettre d'user - encore et toujours - de cette simple et foudroyante citation de Jean Malaurie à laquelle bon nombre de philosophes et étudiants que je croise au quotidien feraient bien de réfléchir : "Pas de théorie valable sans une vie qui en soit digne".

http://www.jean-malaurie.fr/

Sur Wikipedia
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# Posté le mardi 01 décembre 2009 17:56

Existe-t-il un monde transcendant ou le monde transcendant est-il l'Être-même, comme peut le laisser supposer le panthéisme ?

La transcendance est-elle l'Être ? Le réel est-il une transcendance du néant ou le réel doit-il nécessairement être transcendé ?
J'avais écrit que ce qui transcende est le fait-même de vivre, que la naissance est une transcendance qui nous sort du néant de la non-existence. Je suis plus tard revenu sur mes propos considérant ma thèse comme un délire farfelu et, penchant vers plus de Platonisme, étant presque convaincu qu'existait le monde des Idées et qu'il était impossible que - par opposition - le monde de la fusis soit la réalité - que l'on peut concevoir comme idéalités en perspective - "ultime", unique, exhaustive. Mais, en touchant à mon bonheur, lequel est l'amour de la Conscience de l'Univers, l'équilibre total que retranscrit Spinoza et qui est à la fois une intelligence et un émerveillement (cet "amour intellectuel de Dieu sanctionné par la béatitude"), ainsi que l'absence de trouble épicurienne; cette paix ataraxique que je ne puis trouver que dans le Cosmos, en ayant lâché prise tout en ayant en toile de fond les anciennes philosophies Indiennes et Orientales reliant l'Homme à la nature et à l'Univers - liaison qui seule peut mener à l'éveil - je fus forcé de constater qu'il était dans le monde, dans le réel, bien que pourtant d'ordre "métaphysique". . .
Alors, dans une béatitude presque naturelle dont le moyen et la fin se confondent et peuvent se résumer en vacuité; je me suis demandé si je n'avais pas eu initialement raison, si, après toute considération transcendantaliste, la transcendance n'était finalement pas dans l'Être et si le néant, la vacuité affectionnée par les taoïstes n'était pas une qualité de l'Être et si tout espoir d'au-delà était finalement une illusion - illusion qui n'enlève en rien la grandeur des spiritualités évoquées.
Et si, il n'y avait que la la fusis ? Et si, c'était dans une branche des sciences-mêmes que l'on pût trouver réponse ? La physique quantique montre qu'au-delà de l'atome, ou plutôt, en sa réalité plus pronfonde, il y a entre les protons et autres électrons, une quantité considérable de "vide". Ce vide - presque "non-identifié" et immatériel, non analysable par les sciences physiques comme composant de la réalité matérielle donc - est pourtant au coeur de la matière; ce qui m'amène à me demander si la métaphysique ne serait pas contenue dans la fusis, immanente au monde sensible, comme si la métaphysique était « un vide dans l'Être » mais non un « "au-delà" de l'Être ».
Contemplant le Ciel, j'eus ce sentiment un peu naïf, sur une plage, les nuages... Et cette ataraxie ô combien heureuse qui me poussa à me demander en moi-même : "Pourquoi veux-tu qu'il y ait autre chose alors que tu es heureux comme cela ? La nature, l'Univers et cette joie métaphysique qui n'est autre que l'avènement, l'implosion de ce néant qu'était jusques(*) ici ta conscience. Ta transcendance est dans l'Être. Pourquoi veux-tu désepérément apprendre à mourir alors que la vie te procure l'essence même de ton bohneur ?"
Je ne suis pas un quantiste, ni même un scientifique, ni une personne bornée prétendant détenir la vérité; c'est une affaire de foi diront certains... "Le Dieu des philosophes" est une illusion, on ne peut pas croire en Dieu par la raison puisque Dieu est au-delà de la raison et est une affaire de foi, me rappelera-t-on sur un ton Pascalien... Cependant, partant du Panthéisme, je considère que ce que nous nommons Dieu est un autogénérateur. En somme, la présence-même de l'Être est la "preuve" de l'existence, la manifestation du divin.

Les commentaires sont ouverts, le débat est ouvert !



(*) "Jusques" est une ancienne forme française de "Jusque" qui permet dans le contexte de mon texte de faire une liaison avec "ici".
Existe-t-il un monde transcendant ou le monde transcendant est-il l'Être-même, comme peut le laisser supposer le panthéisme ?
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# Posté le jeudi 20 août 2009 07:04

Modifié le lundi 18 janvier 2010 19:06

Nécessité de la lutte révolutionnaire par l'action directe, considérant l'annihilation du non-respect de la matière comme la nécessaire condition de la conquête de l'autonomie de l'humanité !

Je considère que l'esprit doit respecter la matière, je ne suis ni idéaliste, ni matérialiste. Certains pensent que le monde matériel n'est pas important puisque l'esprit lui est supérieur. Ce point considéré, je pense que si l'esprit ne respecte pas la matière, il échoue et n'en tire nulle supériorité. Respecter la matière aujourd'hui reviendrait à débarrasser le plancher de ceux qui la bousillent et de leurs complices. Respecter la matière dans ce qu'elle a de grand implique aujourd'hui de s'affranchir de ce qui gâche le présent et l'avenir. Aussi, bousiller des matériaux de chantier est un respect de la matière. Car tout provient de la même source, l'Homme transforme et crée sa propre culture à partir de la matière ; sans la matière, il n'y aurait pas de culture. Faire des maisons mal isolées et vouloir continuer de se servir de l'énergie nucléaire pour chauffer son chez soi, c'est une transformation de la matière qui est correlative à un échec de l'esprit et de sa culture. Nous vivons l'arraisonnement d'Heidegger, nous sommes dans une époque où le meurtre essentiel d'Hans Jonas devient réalité, nous subissons le capitalo-parlemantarisme d'Alain Badiou... descendre dans la rue et marcher, se changer soi-même - faire sa propre révolution - ... cela n'est pas suffisant. Dans l'adversité, face à ce fichu système, les révoltes comme les black bloc sont nécessaires, elles ne peuvent pas ne pas être, et quand elles ne seront plus, ce sera soit parce que l'on aura réussi à reprendre en main la vie humaine en s'affranchissant du pouvoir, soit parce que le bras armé de Babylone nous aura tous tués, soit parce que ceux qui restent sont esclaves et complaisants. Il n'y a plus de temps à perdre : quiconque se prétend digne d'être appelé "adulte responsable" devrait mener le combat.

Lohcavar

Ouais, j'ai pu y croire...
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# Posté le dimanche 16 août 2009 12:56

Modifié le lundi 18 janvier 2010 19:23

Libertelos

Passe ton cerveau au hachoir à idées pour

Que n'en demeure la conceptualité de la

Rationalité prétendue

Oublie Soleil et Lune, seul es-tu sur la Terre,

Il y a du travail pour toi,

Vends-en ta force et demain...

Vends-en ta force et demain crois-toi libre

Crois-toi libre, enfante et place les roubles

Dans ton épargne, fais tourner n'aies pas peur

Fais tourner le compteur quand tu files

Son carburant à ton moteur

Une triste voix viendra

Une existence projectionnelle et sans retour

Touriste de la pensée tu mèneras


Alors la conscience dort !

Et profondément te voilà heureux !

Le plus élevé degré des potentialités humaines

Voit-on le ici dans l'homo ça pionce ?!

A quoi bon vous sert-il d'être doué de conscience ?

A quoi bon est-il utile de vouloir que ça change ?!


Quand bien même les oiseaux nous haïront

On a déjà légué le pouvoir par procuration

A de sinistres cravatés, des bureaucrates

Joyeux geôliers à esprit . . .
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# Posté le mardi 14 juillet 2009 19:27

Modifié le mardi 01 décembre 2009 18:01

L'insight personnelle du brin d'herbe

J'ai souvent cette vision. Je me vois vêtu sombrement. Puis, ai-je comme une révélation. En ma main, je tiens un brin d'herbe. En ce brin d'herbe, tient toute la connaissance et m'apparaît l'Univers dans son infinité.
Cette vision est très étrange. Je l'ai souvent. Au début je n'en saisissais pas toute la portée. Maintenant ça y est. En fait j'ai directement compris de quoi il était question. Ce fut telle une révélation mystique.
Mais ce brin d'herbe demeure énigmatique. Je me vois en train de le regarder, je le tiens en ma main, dans la paume de ma main gauche pour être plus précis, et il semble se surélever ; comme s'il y avait une force gravitationnelle entre lui et ma main. Je regarde fixement ce brin d'herbe et il est à mes yeux aussi précieux que le monde entier, mieux, il est le monde. Il est le monde dans toute sa complexité et ce n'est qu'un brin d'herbe.
L'insight personnelle du brin d'herbe
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# Posté le mardi 14 juillet 2009 19:17

Modifié le mardi 01 décembre 2009 17:13